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Ce sont des chiffres impressionnants et qui donnent le tournis : 4,5 milliards de personnes ont désormais accès à internet ; une sur deux utilise régulièrement les réseaux sociaux ; 2,45 milliards de membres sont actifs chaque mois sur une des plateformes de Facebook ; 100 millions de photos sont postées chaque jour sur Instagram… Comment s’y retrouver ? Et comment bien choisir son ou ses réseaux sociaux de prédilection ?

2019, le règne du mobile

L’année passée, le nombre de mobinautes a fait un bond puisque nous sommes actuellement 2,4 milliards de personnes à accéder à internet via notre mobile dans le monde. Et 97% des utilisateurs de réseaux sociaux (affublés du surnom de « socionautes ») se connectent depuis leur mobile. Ainsi, 78% des vidéos Youtube sont vues désormais depuis un mobile et 80% des tweets sont publiés par des mobinautes. Due notamment à l’essor des smartphones et de la 4G, cette tendance ne va pas s’arrêter là :  nous passons déjà environ 130 minutes par jour sur internet depuis notre mobile et la 5G qui va offrir une connexion encore plus rapide est sur le point d’être déployée.

La montée des inquiétudes

Les chiffres de notre infographie sont fous mais une nouvelle tendance semble se dégager : le désamour vis-à-vis des réseaux de masse.

Depuis 2018 et, notamment depuis le scandale Cambridge Analytica, les utilisateurs sont en proie au doute sur les bienfaits de leur présence sur les réseaux sociaux. Première raison de cette inquiétude : la sécurité. Ces plateformes sont-elles bien protégées ? Deuxième raison, l’opacité. Quelles données sont récupérées et comment sont-elles utilisées ? Sont-elles vendues à des marques et/ou entreprises tierces ? Troisième raison : un ras-le-bol général lié à la diffusion de « fake news » et de messages de haine. Autant d’interrogations légitimes qui nourrissent un sentiment d’exaspération, d’insécurité et une montée en flèche des « rebelles » et des articles sur le thème : « Pourquoi j’ai quitté les réseaux sociaux ? ».

Le début de la fin pour Facebook… ?

Tout au long de l’année 2019, des personnalités et des marques annoncent la suppression de leurs comptes sociaux. Michel Cymes quitte Twitter, la marque Lush se désinscrit de tous les réseaux sociaux et, plus récemment, l’écrivain Stephen King a annoncé quitter Facebook.

Déjà en 2018, Brian Acton, co-fondateur de WhatsApp avait appelé au boycott de Facebook après le scandale Cambridge Analytica avec le hashtag #deletefacebook. Il avait été suivi, notamment, par le co-fondateur d’Apple Steve Wozniak ou encore les marques Playboy et Tesla. Un an après, en juillet 2019, Larry Sanger, le co-fondateur de Wikipédia, a appelé lui aussi à boycotter les réseaux sociaux pendant deux jours. Si son action a reçu un succès mitigé, son objectif était la mise en place d’une déclaration d’indépendance numérique : réaffirmer les droits à la liberté d’expression, à la vie privée et à la sécurité sur le net.

Facebook, numéro 1 dans le monde, détient également la palme du réseau social le plus supprimé cette année. Ce sont deux millions d’utilisateurs européens qui ont choisi de le déserter en un an. Par ailleurs, un Français sur cinq disposant d’un compte sur un réseau social en général a supprimé son compte au cours des 12 derniers mois.

Autre souci pour le leader qu’est Facebook : son audience vieillit. Il n’est plus utilisé que par seulement 61% des 16-25 ans, soit 6 points de moins que l’an dernier. Facebook correspond de moins en moins aux attentes des moins de 25 ans, qui n’ont pas envie d’y retrouver leurs parents et grands-parents. De là à dire qu’il serait devenu… ringard ?

Bye bye les réseaux sociaux généralistes, hello les communautés de niche

En tant qu’agence de communication, lorsque nous devons conseiller un client sur sa présence sur les réseaux sociaux, la question qui se pose est désormais celle de la pertinence. Car il convient surtout de bien choisir sa plateforme et de ne pas disperser ses efforts par un saupoudrage inutile.

Ainsi, si vous êtes en B2B et B2C avec beaucoup d’infos d’actualité, Twitter constituera un réseau de choix. C’est devenu le média de l’instant et c’est d’ailleurs pourquoi les politiques le privilégient. Si l’on souhaite fédérer une communauté, Facebook restera incontournable (en l’attente de véritable alternative), même si aujourd’hui la portée organique des publications a considérablement diminué jusqu’à atteindre 2% (seulement 2 personnes voient les publications sur une communauté de 100 personnes). Pinterest, qui se décrit plus comme un « catalogue d’idées » que comme un véritable réseau social, présente toujours un intérêt pour diffuser et faire connaître de nouveaux produits et tendances lifestyle. Pour l’image, YouTube et Instagram (groupe Facebook) sont de gros pourvoyeurs d’audience qui, pour l’instant, n’ont pas encore trouvé de concurrents sérieux. Enfin, face à Viadeo et Xing, LinkedIn (racheté par Microsoft) reste le réseau professionnel le plus prisé.

Et si la solution était de se tourner vers les réseaux de niche ou émergents ?

Vous souhaitez constituer une communauté de gamers ? Vous pouvez vous inscrire sur Twitch ou Discord. Votre secteur d’activité est dans la mode, rendez-vous sur Cleep ou 21 Buttons. Vous voulez promouvoir des biens culturels ? Livradict, Gleeph ou encore Sens Critique seront parfaits pour ce créneau.

En 2020, l’objectif n’est donc plus d’arroser les socionautes en masse avec des publications Facebook mais de mieux cibler sa communauté. En se concentrant sur des réseaux sociaux ciblés, vos chances d’atteindre le bon public sont plus élevées et donc vos efforts récompensés. Less is more…

 

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